Commissariat d’expositions

FLAG (exposition collective itinérante *1 au centre culturel de Ciney en 2017, *2 à la Galerie du Lapin perdu à Tournai en 2017, *3 à La Galerie Central à Liège en 2018)

Le drapeau est un signe.On le trouve sur un mât, au vent, accroché au mur, cousu sur les sacs à dos ou collé sur les voitures en souvenirs de voyage ou agité a bout de bras au départ d’une course.En cas d’urgence, mouchoir, essuie ou autre objet textile, font très bien office de drapeau.
Signe de reconnaissance, il peut symboliser un peuple, une nation, un culte, un club, des valeurs, un mode de vie … Il pousse au rassemblement, à la marche collective, l’étendard n’a pas perdu son côté « guerrier » et sert encore à revendiquer, à marquer des territoires.
Le drapeau a également son propre langage : rouge, il signale le danger ; en berne, il indique le deuil ; blanc, il est pacifiste ; dans les gradins, il donne du baume au cœur aux sportifs…
Il peut être riche et chargé, confectionné dans des étoffes rares et brodées ou très graphique privilégiant une lisibilité rapide. Politique, métaphorique, symbolique, graphique, le drapeau inspire les artistes qui le traitent avec poésie, humour, réalisme ou cynisme.

Photographe, sérigraphe, peintre, créateur textile, relieur, sculpteur, graveur, amateur de collage, dessinateur et/ou vidéaste, les 20 artistes présentés ici nous donnent leur propre interprétation de ce morceau de tissu porteur de sens.

Artistes = Nicolas Belayew, Corinne Clarysse, Piet du Congo, Daniel Daniel, Benjamin Demeyere, Fabesko, Myriam Hornard, Michiel de Jaeger, Christophe Lambert, Jean Leclercq, Pierre Lefebvre, Pascal Leyder, François Lienard, Paul Loubet, Nathalie Noël, Hélène Machin, Billie Mertens, Helge Reumann, Gordon War, Christine Wilmes

photos = Soke La Cabane

MYRIAM HORNARD & LAURE FORET à l’Usine Tattoo-galerie à Liège en avril 2018 (sur une idée de Dorothée Van Biesen) 

« Myriam Hornard et Laure Forêt ont toutes deux une pratique plurielle, elles passent d’un médium à l’autre pour servir au mieux leur propos. Broderie, moulage, photographie, vitrail ou dessin nous parlent du quotidien, de la peau, des jours passes et de la sensualité.
Elles ont également en commun une certaine idée de la disparition, de la trace : le velours est rongé, les cheveux feutrés, les coquilles d’œufs sont conservées,la cire fond et le savon s’émousse laissant apparaître et disparaître les formes et les souvenirs … »

FANCYWORKS? à la Galerie Central à Liège (avril 2018)
« Que peut-on attendre de l’art textile aujourd’hui ?!
Peut-il nous surprendre, nous emmener loin des idées toutes faites et simultanément nous remémorer l’histoire des «ouvrages de dames»?
De cet éventail de créateurs internationaux, hommes et femmes, spécialistes ou autodidactes, on peut attendre de la délicatesse mais aussi de la brutalité, une certaine ambiguïté, de la précision mêlée à un peu de sauvagerie, du mystère, de l’humour, du crochet, de la broderie, des canevas, des sculptures qu’on dit « soft », du monumental et des miniatures, du fil, du plâtre,…
De ces artistes, on peut attendre un emploi du textile pluriel et varié mais toujours pertinent : chez eux, le choix des techniques fait sens et les matériaux souples sont employés pour leurs spécificités.
Dans cette sélection d’œuvres, la diversité sera le maître mot parce qu’il me semble que c’est exactement ce que l’on peut attendre des travaux d’aiguilles contemporains. »
Artistes =
Sarah Albert (F), Rita Arimont (B), Blazers/blasons (F), Chris Dreier (D),
Gary Farrelly (B), Severine Gallardo (F), Rieko Koga (F), Stefhany Lozano (D) Klaas Rommelaere (B), Mai Tabakian (F)
 

photos = Soke la Cabane

Publicités